Du velours, des images et de nouveaux horizons

Publié le 29 mars 2026 à 22:21

Mars a été un mois dense.
Un mois où j’ai eu l’impression de voir TisCado sous un angle un peu différent.

Pendant longtemps, j’ai beaucoup pensé le projet à travers la matière, le geste, la création.
Et ce mois-ci, une autre évidence s’est imposée : pour faire grandir TisCado, il ne suffit pas de créer de belles pièces, il faut surtout réussir à les montrer.

La collection Velours, avant Pinterest

Avant même l’ouverture de mon compte Pinterest, mars a été marqué par la sortie de la collection Velours, avec deux modèles d’emballages pour livres de poche.
Deux créations  dans une matière douce, enveloppante, presque rassurante.

Le velours a quelque chose de particulier, il capte la lumière autrement, il appelle le toucher et il raconte tout de suite une autre ambiance.

Avec cette collection, j’ai eu envie de proposer quelque chose de plus sensoriel, de plus enveloppant, tout en restant fidèle à l’esprit TisCado : offrir avec soin, dans des petites séries, et avec des pièces qui ne se retrouvent pas partout.

Pinterest, les photos, et l’importance du regard

Mars a aussi été le mois de l’ouverture d’un compte Pinterest.
Un pas de plus pour TisCado, mais surtout une confirmation : aujourd’hui, les photos ont une place essentielle.

Ce mois-ci, il y a eu beaucoup de photos, et moins de vidéos. Et plus j’avance, plus je suis convaincue que sans belles images, TisCado ne pourra pas vraiment grandir.

Ce n’est pas seulement une question de montrer un produit, c’est essayer de faire ressentir quelque chose : ce petit effet waouh, cette surprise, cette curiosité dans le regard de la personne qui découvre l’emballage avant même d’ouvrir le cadeau.

Et c'est bien plus difficile à capter qu’il n’y paraît.

 

Apprendre à mieux montrer

La formation photo que j’ai suivie ce mois-ci a encore renforcé cette conviction. Elle m’a aussi donné envie de continuer à progresser, pas à pas.

Je travaille, j’essaie, je recommence, et j’ai le sentiment d’avancer petit à petit.
Alors merci pour tes conseils, Pidz @grainedephotographelille.

Cette formation a aussi été précieuse pour une autre raison : j’y ai rencontré d’autres auto-entrepreneuses, avec des projets très différents du mien.
Ces échanges permettent de prendre du recul, de se situer, de comparer parfois ses doutes, souvent ses élans, et de comprendre que chaque aventure entrepreneuriale a son propre rythme.

 

Un textile qui change d’époque

En parallèle de l’atelier, je continue à regarder ce qui bouge dans le monde du textile et ce mois-ci, ce qui m’a frappée, c’est l’impression d’un changement d’époque.

Peu à peu, le recyclage textile quitte le terrain des intentions pour entrer dans celui de l’industrialisation.
En Europe, les choses se structurent : les filières se mettent en place, les volumes deviennent un sujet central, et la réglementation pousse à sortir d’une logique où l’on produit, puis où l’on jette.

Cette évolution me semble importante parce qu’elle dit quelque chose de simple : le textile ne peut plus rester dans le modèle du déchet permanent.
Il doit apprendre, lui aussi, à circuler, à se transformer, à durer.

À mon échelle d’artisane, cela résonne forcément avec ce que j’essaie de faire avec TisCado depuis le début : imaginer des créations qui ne vivent pas une seule fois, mais plusieurs.

 

De nouvelles créations en préparation

Mars a aussi ouvert de nouvelles pistes !

Dans la boutique, une catégorie Jeunesse se prépare.

Un modèle inspiré de la culture japonaise, pensé pour les amateurs de manga, sera le premier de la catégorie.

 

D’autres modèles suivront pour les plus jeunes, toujours avec très peu de pièces à chaque fois.
C’est une manière de continuer à explorer sans perdre ce qui fait l’âme de TisCado : des créations choisies, travaillées, et proposées en petites quantités.

 

Et puis il y a encore d’autres projets, en cours d’essais, en attente de validation, encore un peu fragiles pour être montrés.
Peut-être que je pourrai vous en parler le mois prochain, si les tests sont concluants.

 

Ce que je retiens de mars

Mars m’a appris à regarder autrement.
À comprendre que créer ne suffit pas toujours, et qu’il faut aussi apprendre à transmettre une émotion par l’image.

Il m’a aussi rappelé que TisCado continue d’avancer de plusieurs façons à la fois :
par la création, par l’apprentissage, par les rencontres, et par cette envie constante de proposer des objets qui durent un peu plus que le moment où on les offre.

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